Le jour où j’ai raconté ma vie à la radio

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[ Keep cool Mary, c’est juste un petit papotage entre filles… 😇 ]

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Le 5 mars dernier, j’étais avec Solenne Duthoit sur les ondes de RCF pour l’émission « Hommes et entreprises ».

Solenne, je l’ai rencontrée sur le dernier atelier-café que j’ai organisé chez Tolmao… Quelques jours après, elle m’a recontactée pour me proposer cette interview que j’ai acceptée sans me méfier avec plaisir.

Je me suis donc rendu dans les locaux de RCF à Tours, pour une émission enregistrée dans une ambiance papotage tranquille.

Pour un peu, on aurait presque pu nous servir un thé (en plus c’était l’heure).

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Et voilà comment je me suis mise à raconter ma vie devant un micro, l’air de rien.

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L’entrée en matière de notre instant thé 🥊

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Solenne : Aujourd’hui, nous recevons Mary Batillot, fondatrice de l’espace TOLMAO Espace Coworking et Formation à Fondettes précisément, très proche de Tours !

Alors, Mary, est-ce qu’on va sur le… cliché de la « femme entrepreneur » ?

Mary : Non, merci ! … 

*désolée pour cette entrée en matière un peu brutale mais moi j’entreprends, un point c’est tout. D’ailleurs, Solenne qui me connaît pourtant à peine a employé le mot « cliché » … elle a dû sentir que ce thème n’allait pas m’emballer*

Solenne : Ok, donc on n’y va pas, parce qu’on n’irait pas pour un homme après tout.

Mary : Voilà.

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Faudrait quand même le tenter un jour, pour voir…

« Alors comme ça, vous êtes homme et entrepreneur en même temps ?! »

On sème une graine 🌱.

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Solenne : Pour toi, l’entrepreneuriat c’est une graine de 10 ans qui fête un anniversaire et qui a bien évolué.

Comment, au départ, on se dit qu’on va être entrepreneur plutôt que salarié ?

Mary : J’ai testé le salariat mais j’avais toujours une petite frustration parce que je ne pouvais pas faire ce que je voulais, comme je le voulais. Ça a été difficile pour moi et assez court du coup. A ce moment-là, j’ai privilégié d’autres projets, plus personnels : des enfants, des travaux, du jardinage… *oui et même des confitures, pour tout dire, ma vie c’était presque la petite maison dans la prairie*

Après ça, je me suis dit que je ne voulais pas y retourner. Donc… j’ai créé !

C’était en janvier 2009, il y a un peu plus de 10 ans. Je ne savais pas du tout que ça me mènerait jusque-là…

Au départ, j’ai démarré en tant qu’indépendante, avec une activité d’écrivain public.

Solenne : Ah, écrivain public ! Voilà quelque chose d’intéressant… Mais que tu as fait de manière assez furtive ?

Mary : Oui, très furtivement ! Je me suis formée, j’ai démarré l’activité mais ce qui m’a arrêtée c’était de ne pas toujours rencontrer les clients puisque les missions étaient souvent réalisées à distance et, surtout, ce qui a été rédhibitoire pour moi c’était d’écrire à la place de

Très rapidement, je me suis rendu compte que ce qui me plaisait c’était transmettre, expliquer aux personnes comment faire et les voir réussir à faire elles-mêmes !

Solenne : C’est ce qui t’a amenée à te tourner vers la formation ?

Mary : Oui, j’avais eu l’opportunité d’accompagner des clients sur leur dossier de Validation des Acquis de l’Expérience. Au départ, ils m’appelaient pour que je fasse mon travail d’écrivain public (corriger les fautes, revoir la formulation des phrases…). Sauf que moi, je m’intéressais à leur contenu et je les guidais pour qu’ils aillent plus loin ! Au bout de quelques mois, je me suis formée de nouveau et je suis allée voir des organismes de formation pour leur proposer mes services. Assez rapidement, j’ai réalisé des accompagnements VAE et j’ai donné des cours, en lien avec la communication écrite ou orale.

La méthode infaillible pour convaincre son banquier 💰

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Solenne : L’actualité du moment pour toi, Mary, c’est Tolmao, un très bel espace que j’ai eu l’occasion de visiter lors d’un Café Tolmao où l’on vient pour… du réseautage ?

Mary : Lors du Café Tolmao, on propose une thématique et les personnes s’inscrivent parce qu’elles s’y intéressent ; elles viennent aussi pour découvrir les lieux et pour se rencontrer. Ça peut donc être l’occasion d’un moment « réseau », mais c’est surtout un moment d’interaction et d’intérêt autour d’un thème commun et d’un café bien sûr !

Solenne : Pour ce projet, tu as monté un « business plan » ?

Mary : Oui, bon, je l’ai fait bien sûr… 

Solenne : Il faut dire oui, sinon ça ne fait pas sérieux ?!

Mary : Voilà, ça ne fait pas sérieux ! 

Solenne : Peut-être qu’on ne le fait pas toujours… ?

Mary : J’avoue que quand j’ai une idée en tête, j’y vais un peu « au nez » ! En 2014, après 5 ans passés à travailler en tant que formatrice indépendante, j’ai eu l’envie de monter mon propre organisme de formation. J’ai réuni autour de moi une dizaine de formateurs et ensemble, on a créé des programmes pour l’organisme que j’avais appelé, à l’époque, ID Projet… *c’était pas terrible mais j’avais rien d’autre sous le coude. J’avais des idées, j’avais des projets… Bon, vous avez compris l’idée quoi*

Pendant 3 ans, l’activité a tourné comme ça. Je n’avais pas de locaux : soit on allait en entreprise, soit je louais des salles. Les formations se sont multipliées et j’étais toujours en galère pour trouver de belles salles. Alors j’ai fini par chercher un local : au départ, juste une salle de formation…

Mais, au fur et à mesure des visites, je me suis mise à rêver plus grand, avec une autre idée en tête *on touche ici du doigt le plus gros problème de l’entrepreneur : trop d’idées à la seconde* : un lieu qui accueillerait d’autres personnes et d’autres projets que les miens, j’avais alors imaginé une espèce de concept un peu virtuel que j’appelais un « Espace à projets ».

J’ai creusé l’idée, j’ai fait des recherches sur internet et j’ai fini par atterrir sur des sites de coworking : des lieux où les gens se rencontrent, interagissent et éventuellement montent des projets ensemble… C’est comme ça qu’est née cette idée d’associer le coworking et la formation.

Au passage, j’ai changé de nom. L’ancien me convenait moyennement et comme j’étais en train de prendre un virage, je me suis dit que c’était le moment où jamais.

Mon projet s’est construit comme ça, au fil de l’eau et des idées… Mais c’est vrai que, quand on va voir les banques, on est quand même un peu obligé de réfléchir à l’aspect financier ! *et de monter un « business plan » qui envoie du lourd*

Solenne : Ah ! Comment on fait avec les banques ? Raconte-nous.

Mary : On demande de l’aide à son expert-comptable ! On fait des projections, on estime ce qui va pouvoir rentrer, les charges qui vont sortir et comment ça va s’équilibrer. On explique tout à son banquier sur un petit document de quelques pages… On prend rendez-vous pour lui présenter, on essaye d’avoir l’air très sûr de soi et on dit qu’on a tout prévu !!

En réalité, entreprendre, ça reste toujours un pari.

What is « coworking » ? 👀

Quand j’ai fêté ma nouvelle activité avec ma grand-mère,

elle m’a demandé ce qu’était le « coworking »… ?

Je lui ai répondu :

C’est travailler en openspace !

Solenne : Coworking… Qu’est-ce que l’on dirait en français ?

Mary : Espace de travail partagé !

Solenne : Ce n’est pas mal « espace de travail partagé », on comprend bien !

Mary : Dans un logo, c’est moins facile à caser !

Tolmao Coworking et Formation, ça passe bien… S’il fallait que je le dise en français, ce serait moins sympa;)

Solenne : En tout cas, c’est un espace où on vient travailler quand on n’est pas salarié ?

Mary : Ça peut recouvrir plusieurs réalités. Le plus souvent, ce sont des indépendants en micro-entreprise qui cherchent un lieu pour travailler en dehors de chez eux, ou qui souhaitent mixer les deux.

Ça peut être aussi des salariés en télétravail qui ne souhaitent pas faire du « home office » *je traduis pour ma grand-mère : télétravail à domicile*

Il y a des coworkers qui sont là tous les jours ; d’autres qui viennent ponctuellement ou qui ont choisi de venir une ou deux fois par semaine, juste parce qu’ils avaient envie de sortir de chez eux et de voir du monde.

J’ai créé six places de coworking avec un coin canap’, une grande cuisine… c’est très confort ! L’idée c’était vraiment de rester sur un petit nombre et qu’on s’y sente comme à la maison.

Solenne : Donc si je suis salariée, je suis une cible quand même pour Tolmao ?

Mary : Oui ! D’autant que Tolmao ce n’est pas que le coworking ! On propose des événements qui peuvent intéresser tout le monde : entrepreneurs, salariés ou personnes impliquées dans une activité en lien avec la thématique proposée….

Les formations peuvent aussi concerner salariés et entrepreneurs.

Et quand on loue des salles, on peut aussi entrer en interaction avec les autres utilisateurs de l’espace.

Je voulais un lieu avec une identité, des interactions entre des personnes venues d’horizons divers, de la transmission, et Tolmao c’est tout ça à la fois.

Solenne : Une TPE/PME peut louer l’espace de formation Tolmao ?

Mary : Oui, des entreprises nous louent la salle pour leurs formations (ils peuvent aussi nous demander de leur faire une proposition de formation selon la thématique envisagée).

Certaines entreprises font aussi appel à nous pour se réunir, soit parce qu’elles n’ont pas de salle adaptée dans leurs locaux, soit pour se retrouver « hors les murs » de l’entreprise.

Tolmao trace sa route 🛣️

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Solenne : Des projets d’avenir pour Tolmao ?

Mary : Oui, toujours ! Mon cœur de métier ça reste la formation, c’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Le coworking c’était vraiment le plus, le petit bonbon qui vient amplifier les interactions.

Solenne : Est-ce que tu essaies de te fixer des objectifs à atteindre régulièrement ?

Mary : Tu veux dire… chiffrés ?!

Solène : De toute sorte !

Mary : Oui, il y a forcément des objectifs et en premier lieu des objectifs financiers ! Quand on fait bien le job, on se fixe des chiffres à l’année, on les répartit par mois, on tient compte des creux et des pleins ; l’avantage quand on fonctionne comme ça c’est que de temps en temps, on se met un petit coup de pied au derrière en matière de prospection ! Mais c’est difficile, surtout pour moi qui fonctionne plus avec le cœur qu’avec les chiffres;)

Parfois je peux observer qu’il y a un « marché » (on me demande parfois des bureaux fermés par exemple) ; pour autant, ce n’est pas forcément quelque chose que j’ai envie de développer. Je fais en sorte que mes objectifs soient en lien avec ce qui me tient à cœur. Pour ce qui concerne le coworking, on va juste continuer sur notre lancée. Au niveau de la formation, il y a une réforme qui se met en place, il y a des opportunités qui vont se créer et surtout on va avoir un gros travail à réaliser pour s’adapter ! Les formateurs auront besoin d’être accompagnés, je le vois avec l’équipe que je fais travailler. Là je me dis, il y a vraiment des choses à développer et ça, ça me fait envie.

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Notre émission touche à sa fin, Mary, merci beaucoup d’être venue dans le studio RCF !

Comme 25 minutes et cinquante-neuf secondes de papotage c’était un peu long, je vous ai fait un petit condensé propre pour les besoins de cet article…

Pour ceux qui préfèrent la version originale en podcast, c’est par ici :

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